Un imposant fortin perché au sommet d'une montagne en pain de sucre, dominant sauvagement le nord-ouest.
De très loin, ce pic massif ressemblerait à tort au fameux Nosy Lonjo. Perché à 390 mètres d'altitude, seul au milieu d'une plaine desséchée brûlante, son sommet a été curieusement aplati et fortifié par les colons britanniques et français successifs : d'où son surnom de château en ruine. Y grimper par les marches usées taillées à même la roche verticale est une aventure en soi : au sommet, un souffle de vent incessant et la vue dégagée qui s'étire depuis la Baie du Courrier jusqu'à l'océan Indien est la plus vertigineuse du district après celle de la Montagne d'Ambre.
Initialement fortifié pour contrôler l'accès à la stratégique baie du Courrier juste derrière, sa prise décisive par le Général anglais Sturges fut le point de bascule de l'opération en 1942 (Guerre Mondiale).
Au-delà de la rouille militaire, certaines crevasses font office de réceptacles d'offrandes des montagnards : Miel, rhum et vieilles pièces de monnaies s'y entremêlent curieusement.
Pachypodium et buissons nains très secs, abri aux milans noirs qui jouent insolemment avec les vents thermiques du pic.
A conjuguer de préférence lors d'un trip sur 2 ou 3 jours vers la Baie de Courrier. Par temps dégagé le matin, avec les alizées dans les oreilles, la vue balaie presque 200 km.
